3.3. Le genre différencie et discrimine : la situation sociale des femmes.

Tout comme l’âge, le genre détermine des pratiques sociales le plus souvent différentes. On peut ainsi revenir sur le mode d’entrée dans la vie adulte des jeunes et remarquer que le modèle féminin est plus précoce d’environ deux ans que celui masculin dans les étapes de ce processus : quitter ses parents, prendre un emploi, fonder une famille. En particulier la décohabitation familiale survient plus rapidement après la fin des études chez les filles et elle est plus nettement dissociée de l’emploi à l’accès stable que chez les garçons.

Restons dans le domaine familial et professionnel pour montrer l’importance des différences entre hommes et femmes. Vous le savez sans doute les femmes assurent plus des 2/3 des tâches domestiques et ont un temps de travail plus faible que celui des hommes (du fait de l’importance du travail à temps partiel chez les femmes). Dès lors l’accès au temps libre, ressource rare et valorisée bien sûr, est plus faible pour les femmes que pour les hommes : on peut parler d’inégalités entre hommes et femmes. Cela est d’autant plus vrai que dans le monde du travail les inégalités de salaire et d’emplois existent aussi : à travail égal, les femmes en France ont un revenu plus faible (sans compter l’importance du temps partiel pour elles) et à qualification égale elles accèdent moins souvent que les hommes à des postes de responsabilité. On pourrait compléter évidemment ces analyses dans le domaine politique et dans d’autres domaine sans doute. Quoi qu’il en soit, le genre reste un marqueur et implique souvent des différences de pratiques voire des inégalités entre individus.