Rationnement

Lexique

Le rationnement est la limitation des quantités consommées par rapport aux quantités d’équilibre.

Définition

Le rationnement est la limitation des quantités consommées par rapport aux quantités d’équilibre.

Il ne peut exister que s'il n'y a pas de flexibilité des prix notamment à la baisse qui empêche la demande d'augmenter et l'offre de baisser pour aboutir à un équilibre concurrentiel. Cette absence de flexibilité des prix peut être liée à une intervention de l’Etat ou d’autres acteurs économique qui peuvent agir sur les prix.

Indicateurs

Le rationnement se définissant par rapport à un marché parfaitement concurrentiel, il s'agit d'une notion abstraite.

Cependant, on peut penser que le rationnement peut se manifester par un excès d'offre : une offre est invendue ce qui se traduit pas des stocks (mais attention, dans la réalité économique, tout stock n'est pas forcément lié à un rationnement tel que nous l'aons défini). Sur le marché du travail, il se traduit par du chômage selon l'analyse néoclassoique..

Tendances

Pas de tendance, la présence de rationnement au sens où on l'a définit, est liée à des circonstances particulières, à des décisions prises par l'Etat notamment.

Enjeux

Le rationnement se comprenant par rapport au prix d’équilibre, il faut comprendre pourquoi ce prix ne peut pas être atteint et ce qui faudrait faire pour l’atteindre.

Si l’Etat fixe un prix minimum (donc au-dessus du prix d’équilibre), c’est parce que le prix d’équilibre n’est pas assez rémunérateur pour les offreurs (pensez aux offreurs de travail sur le marché du travail avec l’instauration d’un salaire minimum). L’inconvénient de cette intervention est bien sûr qu’elle risque de réduire la demande de travail, qui est donc rationnée : par exemple, sur le marché du travail, le SMIC peut réduire la demande de travail des employeurs pour les moins qualifiés ou les jeunes et risque d'augmenter le chômage. Une autre raison, toujours sur le marché du travail, peut provenir du rôle des partenaires sociaux qui peuvent pousser à des salaires plsu élevés que le salaire d'équilibre.

Le modèle d'analyse néoclassique qui suppose la flexibilité des prix peut être contesté, les prix pouvant être considéré au moins à court terme comme peu flexibles. Dès lors, un autre modèle de focntionnement du marché peut-il être plus pertinent comme celui qui suppose donc les prix fixes et l'adaptation sur le marché se faisant par les quantités (voir "pour en savoir plus").

Erreurs Fréquentes

Croire que toute forme de rationnement, dans la réalité, n'est lié qu'à une insuffisance de flexibilité des prix. Ainsi, dans les périodes de guerre, les individus vivent une situation de rationnement qui est plus liée à une désorganisation de l'offre qu'à un problème de prix. Mais dans cette situation, on ne raisonne plus par rapport à une situation de marché concurrentiel mais plutôt par rapport aux habitudes de consommation.

En savoir plus

Comme vu dans la rubrique "enjeux", un autre modèle de compréhension du marché existe (vous étudierez plus cela dans l'enseignement supérieur) : dans le cas de prix fixes, ce sont les quantités qui s'ajustent. Supposons qu'à un niveau de prix donné sur un marché quelconque, l'offre est supérieure à la demande. Dans ce cas, une procédure de rationnement se met en place : les quantités échangées se fixent évidemment sur le niveau de la demande qui est plus faibles : la demande est rationnée (mais donc dans un sens différent de celui de notre définition). Si, au contraire, l'offre est inférieure à la demande, à ce prix, la procédure de rationnement touche la demande : les quantités échangées se fixent sur l'offre.et une partie de la demande est, à ce prix, insatisfaite.

En classe de terminale, le chômage keynésien (voir cette notion) est considéré par la théorie du déséquilibre, comme lié à un manque de flexibilité des prix sur le marché des biens et des services. L'insuffiance de la demande de biens et services ne se règle pas par une baisse des prix (hypothèse de prix fixes, non lexibles) mais par une baisse de l'offre (ajustement par les quantités) et donc une baisse de la demande de travail : il y a chômage.